Se déplacer en Afghanistan

Les déplacements en Afghanistan reposent sur un système de transport privé et informel, sans réseau urbain structuré ni service ferroviaire voyageurs. Les distances, l'état des routes et les contrôles allongent considérablement les temps de trajet.

Taxis collectifs et minibus

A Kaboul, les taxis jaunes et blancs circulent sans compteur, le prix se négociant avant le départ. Les taxis collectifs prennent plusieurs passagers sur un itinéraire fixe, tandis que des minibus privés desservent les grands axes de la capitale. Les applications de réservation locales se développent lentement.

Absence de transport urbain structuré

Le réseau public de bus, longtemps assuré par la société municipale Milli Bus, ne fonctionne plus qu'à effectif réduit. Aucun métro ni tramway n'existe. La circulation dense et la qualité de l'air constituent des difficultés quotidiennes pour les habitants de la capitale.

Autocars interurbains

Des compagnies privées relient Kaboul aux grandes villes depuis plusieurs terminaux répartis par direction. Les départs longue distance ont lieu en début de matinée et les billets se règlent en espèces au guichet.

Vols intérieurs

Ariana Afghan Airlines et Kam Air assurent des liaisons entre Kaboul, Hérat, Kandahar et Mazar-e-Charif. Ces vols permettent d'éviter des trajets routiers de plusieurs jours, au prix d'une programmation instable et d'annulations fréquentes.

Etat des routes

La route circulaire nationale, longue d'environ deux mille deux cents kilomètres, présente des tronçons fortement dégradés dans le sud et l'ouest. Les axes secondaires et les pistes de montagne deviennent impraticables en hiver, notamment autour du tunnel de Salang.

Points de contrôle

Les barrages tenus par les forces de l'administration de fait ponctuent les grands itinéraires. Le contrôle des documents, la vérification des téléphones et la fouille des véhicules y sont fréquents, ce qui rallonge les trajets de manière imprévisible.

Restrictions de déplacement des femmes

Une directive de décembre 2021 impose la présence d'un tuteur masculin pour les trajets dépassant environ soixante-douze kilomètres. ONU Femmes indiquait en août 2026 que près de trois quarts des Afghanes se sentaient en insécurité lors d'un déplacement sans accompagnateur et que la moitié d'entre elles ne quittaient leur domicile qu'une ou deux fois par mois.