Aller en Afghanistan par la route
L'accès terrestre à l'Afghanistan s'effectue par un petit nombre de postes frontières ouverts aux étrangers, et la circulation intérieure repose presque entièrement sur la route circulaire nationale. L'état du réseau, le relief et le contexte sécuritaire rendent ces déplacements longs et imprévisibles.
Postes frontières terrestres
Torkham, au débouché de la passe de Khyber, et Spin Boldak, face à Chaman, constituent les deux principaux passages vers le Pakistan. Islam Qala, à l'ouest de Hérat, ouvre sur l'Iran, de même que Zaranj dans le Nimrouz. Au nord, Hairatan mène à l'Ouzbékistan, Sher Khan Bandar au Tadjikistan et Torghundi au Turkménistan. Les fermetures liées aux tensions bilatérales, comme celle des points pakistanais à partir d'octobre 2025, peuvent durer plusieurs mois.
Route circulaire nationale
La route circulaire, longue d'environ deux mille deux cents kilomètres, relie Kaboul, Kandahar, Hérat, Mazar-e-Charif et Kunduz. Réhabilitée à partir de 2002 grâce à des financements internationaux, elle s'est dégradée faute d'entretien régulier et certains tronçons du sud et de l'ouest présentent des nids-de-poule profonds et des sections non revêtues. Des travaux ponctuels ont repris depuis 2022.
Cols et fermetures hivernales
Le tunnel de Salang, ouvrage soviétique situé à plus de trois mille mètres, commande l'accès au nord depuis Kaboul et connaît des fermetures régulières en hiver à cause de la neige et des avalanches. Les routes du Hazaradjat, du Badakhchan et du Nouristan deviennent impraticables plusieurs mois par an. Le corridor du Wakhan n'est accessible qu'en été.
Conduite et carburant
La conduite s'effectue à droite. Le permis international ne suffit pas et la location de véhicule sans chauffeur reste très rare. Les stations-service se concentrent le long des grands axes et la qualité du carburant varie. Les pièces détachées manquent en dehors des grandes villes.
Points de contrôle et sécurité
Les barrages tenus par les forces de l'administration de fait jalonnent les routes, avec vérification des documents et parfois fouille des véhicules. Les avis aux voyageurs des pays francophones déconseillent formellement ces trajets, en raison du risque d'enlèvement, des engins explosifs résiduels et de la fréquence des accidents.