Aller en Afghanistan en autocar
L'autocar et le minibus assurent l'essentiel des liaisons interurbaines en Afghanistan. Le réseau, entièrement privé, dessert les grandes villes le long de la route circulaire nationale ainsi que les vallées accessibles, avec des conditions de confort et de sécurité très variables.
Réseau d'autocars intérieurs
Des compagnies privées relient Kaboul à Kandahar, à Hérat, à Mazar-e-Charif, à Djalalabad et à Kunduz. Les véhicules vont de l'autocar de grande capacité au minibus de type Toyota Hiace, ces derniers partant lorsque toutes les places sont occupées. Les billets s'achètent au départ, en espèces, et les tarifs restent modestes au regard des distances parcourues.
Gares routières de Kaboul
La capitale possède plusieurs terminaux organisés par direction. Les départs vers l'ouest et le sud s'effectuent depuis le secteur de Kompani, à l'entrée occidentale de la ville, ceux vers le nord depuis Sarai Shomali, et ceux vers l'est en direction de Djalalabad depuis un terminal distinct. Ces places connaissent une forte affluence en début de journée, la plupart des liaisons longues partant à l'aube.
Liaisons vers le Pakistan et l'Iran
Des services rejoignent Peshawar et Quetta par les postes de Torkham et de Spin Boldak, ainsi que Mechhed et Zahedan par Islam Qala et Nimrouz. Ces trajets supposent un changement de véhicule à la frontière et un visa en cours de validité. La fermeture des points de passage pakistanais à partir d'octobre 2025 a interrompu ces rotations pendant plusieurs mois.
Durées et confort
Le trajet entre Kaboul et Kandahar demande environ huit à dix heures, celui entre Kaboul et Hérat une journée entière ou une nuit complète. La climatisation reste rare et les arrêts se limitent aux repas et aux prières. Les bagages voyagent sur le toit ou en soute, sans assurance.
Sécurité des trajets routiers
Les avis aux voyageurs français, belge, suisse et canadien déconseillent formellement les déplacements terrestres en Afghanistan. Les risques tiennent aux accidents de la circulation, aux engins explosifs improvisés, aux enlèvements et aux barrages illégaux. Les trajets de nuit présentent une exposition supérieure et les autorités imposent parfois des restrictions sur certains axes.