Climat de l'Afghanistan

Le climat afghan relève du domaine continental aride et semi-aride, marqué par de fortes amplitudes thermiques entre le jour et la nuit comme entre les saisons. L'altitude, supérieure à 1 500 mètres sur plus de la moitié du territoire, tempère les chaleurs estivales et durcit les hivers. Les précipitations, faibles et concentrées sur l'hiver et le printemps, rendent l'agriculture très dépendante de la fonte des neiges.

Contrastes d'altitude

Les hautes vallées de l'Hindou Kouch et du Pamir connaissent des hivers longs, avec des cols fermés plusieurs mois par la neige. Les plaines du nord et les déserts du sud-ouest subissent au contraire des étés très chauds. L'est du pays, autour de Jalalabad et de la vallée de Kunar, reçoit une influence atténuée de la mousson indienne durant l'été, ce qui en fait la région la plus arrosée.

Températures des grandes villes

Kaboul, située à environ 1 800 mètres, enregistre des moyennes proches de 1 degré en janvier et de 27 degrés en juillet. Kandahar, plus basse et plus méridionale, approche 40 degrés de moyenne des maximales au coeur de l'été. Hérat traverse des étés très secs et venteux, tandis que Mazar-e-Charif, dans les plaines du nord, passe d'environ 5 degrés en janvier à plus de 33 degrés en juillet. Les gelées nocturnes restent possibles jusqu'en avril sur les plateaux.

Précipitations et manteau neigeux

La moyenne nationale avoisine 300 millimètres par an, avec de très fortes disparités régionales. Le sud-ouest reçoit moins de 100 millimètres, alors que les reliefs de l'est dépassent 500 millimètres et approchent localement le millier. La neige tombée sur l'Hindou Kouch entre décembre et mars alimente les fleuves au printemps et conditionne les récoltes de l'année. Un hiver peu neigeux se traduit donc directement par une mauvaise saison agricole.

Sécheresses répétées

Le pays traverse depuis 2018 une succession d'épisodes de sécheresse sévère. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies indiquait en décembre 2025 que douze provinces étaient touchées et que 3,4 millions de personnes en subissaient les effets. Ces périodes sèches alternent avec des crues subites qui emportent villages et cultures. La baisse des nappes phréatiques dans la région de Kaboul fait par ailleurs l'objet d'alertes répétées des organisations spécialisées.

Vent des cent vingt jours

Entre juin et septembre, un vent du nord souffle presque sans interruption sur l'ouest du pays, en particulier autour de Hérat et du Sistan. Ce bad-e sad o bist rouz, littéralement vent des cent vingt jours, atteint régulièrement des vitesses élevées et transporte sable et poussière. Il assèche les sols et gêne la circulation, mais il a aussi favorisé le développement de moulins à vent traditionnels dans la région.