Secteurs d'activité en Afghanistan
L'appareil productif afghan repose sur un petit nombre de secteurs, dominés par l'agriculture et par les ressources du sous-sol. L'industrie manufacturière reste embryonnaire et le tissu d'entreprises se compose de très petites unités familiales.
Agriculture et irrigation
L'agriculture emploie la majorité de la population active et détermine largement le rythme de la croissance. Elle dépend de canaux traditionnels et de la fonte des neiges, ressource fragilisée par des sécheresses répétées. L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime a estimé en novembre 2025 qu'environ 40 pour cent des terres cultivables demeuraient en jachère faute d'eau.
Blé, fruits secs et safran
Le blé constitue la culture vivrière principale et la production nationale ne couvre pas les besoins, ce qui impose des importations régulières. Les fruits secs forment le premier poste d'exportation agricole, avec 667 millions de dollars pour 205 000 tonnes en 2025 selon le ministère de l'Industrie et du Commerce. Le safran cultivé dans la région de Hérat s'est imposé comme une production à forte valeur ajoutée.
Elevage et pastoralisme
L'élevage ovin et caprin, largement transhumant, fournit viande, laine et peaux. Il représente une épargne mobilisable pour les familles rurales et alimente l'artisanat du tapis. Les sécheresses fragilisent ce mode de vie.
Interdiction du pavot
L'interdiction proclamée en avril 2022 a provoqué une chute historique de la culture du pavot. L'enquête publiée en novembre 2025 par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime évalue les surfaces à 10 200 hectares, contre 232 000 hectares avant l'interdiction, pour 296 tonnes d'opium. Les revenus des cultivateurs sont tombés à 134 millions de dollars en 2025, contre 260 millions un an plus tôt, ce qui prive de nombreux ménages ruraux de leur principale trésorerie.
Mines, lapis-lazuli et cuivre
Le sous-sol renferme du lapis-lazuli, des émeraudes, du marbre, du charbon, du fer, du cuivre et du lithium, pour une valeur souvent estimée à mille milliards de dollars sur la base d'évaluations américaines et onusiennes des années 2010. L'exploitation demeure très en deçà de ce potentiel, faute de compétences et d'infrastructures. Le gisement de cuivre de Mes Aynak, confié au groupe chinois MCC, a connu de premiers travaux en 2024. Les terres rares en restent à la prospection.
Commerce transfrontalier et artisanat
Le négoce avec le Pakistan, l'Iran et l'Asie centrale occupe une place importante dans l'activité urbaine. Le tapis noué, produit à Hérat, à Mazar-e-Charif et dans le nord, demeure un savoir-faire exporté, souvent fini à l'étranger.
Télécommunications
Les télécommunications comptent parmi les rares activités modernes structurées, avec environ 22,4 millions de connexions mobiles à la fin de 2025 selon les données sectorielles publiées en 2026, soit près de la moitié de la population.