Investir en Afghanistan
L'investissement étranger en Afghanistan demeure marginal depuis 2021. Les autorités de fait présentent les ressources naturelles et la position géographique du pays comme des atouts, mais l'absence de reconnaissance internationale, les sanctions et l'insécurité juridique tiennent la plupart des opérateurs à distance.
Rareté des investissements étrangers
Les flux d'investissement direct restent très faibles au regard de la taille de la population. Les entreprises occidentales se sont retirées et les institutions financières de développement ont suspendu leurs engagements. Les projets en cours relèvent principalement de partenaires régionaux disposant d'un accès politique aux autorités.
Intérêt chinois pour les mines et le pétrole
La Chine occupe la première place parmi les investisseurs étrangers. Le groupe public MCC détient la concession du gisement de cuivre de Mes Aynak, dont les premiers travaux ont été engagés en 2024 après de longues années de report. Dans le domaine pétrolier, un contrat portant sur le bassin de l'Amou-Daria avait été signé début 2023 avec une société chinoise, avant que les autorités n'y mettent fin en 2025 pour manquement aux engagements.
Contrats signés depuis la prise de pouvoir
Le ministère des Mines et du Pétrole a fait état d'environ deux cents contrats miniers conclus depuis 2021, conclus pour l'essentiel avec des sociétés locales et portant sur le charbon, le marbre, le fer et les pierres précieuses. Une part significative de ces titres n'a pas donné lieu à une exploitation effective. Des accords commerciaux et logistiques ont également été signés avec l'Ouzbékistan, l'Iran, la Turquie et le Qatar.
Obstacles liés aux sanctions et à la sécurité
Les sanctions internationales, l'impossibilité de recourir aux circuits bancaires classiques et le risque d'atteinte à la réputation constituent les principaux freins. S'y ajoutent la persistance d'attaques armées, l'absence de couverture assurantielle et la difficulté d'obtenir des visas et des garanties pour le personnel expatrié.
Opportunités affichées par les autorités
Les autorités mettent en avant l'exploitation minière, l'énergie, l'agroalimentaire, le transit routier et ferroviaire ainsi que l'irrigation. Le chantier du canal du Qosh Tepa dans le nord du pays illustre cette orientation. Les responsables du secteur reconnaissent toutefois un manque d'expertise, d'infrastructures et de savoir-faire technique.
Prudence des bailleurs
Les institutions multilatérales financent des projets humanitaires et de subsistance en passant par les agences des Nations unies et les organisations non gouvernementales, sans transiter par les structures de l'administration de fait. Cette architecture limite les effets d'entraînement sur l'investissement productif.